Comme presque toutes les semaines depuis que tu nous as quittés, il y a un an déjà, je suis passé te voir là où tu reposes.

C’était hier, le 18 janvier. Là, j’ai reçu une leçon de vie.

Ca ne faisait pas cinq minutes que j’étais en ta compagnie que j’entendis, avant de les voir, quatre jeunes adolescents, un garçon et trois filles. Ils te cherchaient. Après quelques hésitations, le garçon s’est souvenu de l’emplacement et me voyant, ils s'arrêtèrent a cinq mètres en retrait, me laissant dans mon échange de pensés avec toi.
Bien sur, immédiatement, je leur ai dit qu’ils pouvaient s’approcher, qu’ils ne me dérangeaient pas. Ils m’ont rejoins et nous nous sommes recueillis quelques minutes ensemble.

Alors, la leçon qu’ils m’ont enseignée, c’est que des jeunes adolescents de 13/14 ans, sûrement des copains de ton collège, se souviennent et sont capables de faire un détour pour venir voir leur copain un an après qu’il soit parti.

La seconde leçon, c’est qu’après que je me sois éloigné, ils ont commencé à rire et à échanger des blagues devant toi, comme s’ils voulaient te les faire partager. Ils m’ont montrés que le souvenir n’est pas que triste.
Ce souvenir, pour ces jeunes gens, est empreint de bonne humeur et des jeux que vous avez connus ensemble.

Ces quatre jeunes m’ont rappelé le garçon que tu étais. Joyeux, blagueur, bon camarade... Enjôleur aussi.
Cette leçon, j’en prends note et lorsque je retournerai te voir, je serai moins triste… Enfin, j’essaierai.
Je te raconterai la joie que j’éprouve lorsque sur une course, je vois fleurir tous ces petits numéros 20 qui ornent, qui les motos, qui les casques de tes petits potes en souvenir de toi. Tous sont conscients de ce que représente ce numéro. Ils le portent fièrement, avec respect et, bien sûr, tout ceci avec cette joie et cette bonne humeur qui te caractérisaient tant.

A bientôt P’tit Nicolas.

Il y a un an...